La nef des fous
Le blog de Jean-Pierre Humbert

MON BLOG :  … Ma nef pour voyager au long cours en position assise … Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage

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Un bel exemple de recyclage réussi – Photo JL


Un autre bel exemple de recyclage réussi – Photo trouvée sur Facebook

 

Dans le quartier du Bourg, et qui sait, peut-être dans toute la ville de Fribourg, le ramassage des ordures laisse parfois à désirer. Dans mon entourage, le constat est très répandu et je le trouve plutôt pertinent. J’ai un peu médité sur ce délicat sujet et j’ai essayé de détecter la faille du système. Je crois avoir trouvé. Depuis quelques années par soucis d’économie, nos autorités ont semble-t-il renoncé à éliminer nos déchets à l’usine SAIDEF sur la commune de Posieux/Hauterive. Elles ont adopté une solution beaucoup plus rentable. Véritable investissement artistique, nos déchets sont recyclés sur les murs des propriétés communales. Si l’on se fie aux gains réalisés par les plus prestigieux collectionneurs d’art, notamment, messieurs David Geffen, Eli Broad, Steven Cohen, Samuel Newhouse, Norman Braman, tous milliardaires et américains (Source : Requins, caniches et autres mystificateurs par Jean-Gabriel Fredet, publié par les éditions Albin Michel), cette initiative devrait être rentable à court ou moyen terme. Ces riches personnalités ont confortablement arrondi leurs fins de mois avec leurs collections d’œuvres d’artiste qui revendiquent fièrement leur contemporanéité. Des artistes et des collectionneurs qui savent valoriser les reliquats de la consommation en faisant mine de la contester. Même si l’idée n’est pas neuve, elle est bonne. Elle n’est malheureusement pas simple à implémenter et c’est là que se niche le problème. Les habitants de Fribourg produisent trop de déchets. Les murs manquent pour les exhiber et il faut le dire, les citoyens-collectionneurs éduqués et les milliardaires sensibles aux subtilités de la création d’avant-garde ne courent pas les rues de notre belle cité bourgeoise.

Le jour viendra où l’initiative de nos élus fonctionnera à plein régime et qu’enfin vous serez exonérés des impôts. Cela vaut bien quelques années de longanimité. Et, si l’affaire devait capoter et que vos jolis sacs bleus gonflés de résidus s’accumulaient dans nos rues, sachez apprécier le beau cadeau qui vous sera fait : Vivre dans un Musée Vivant que les plus riches nous envieront.

Post-Scriptum: Excellente nouvelle pour l’association prometteuse du monde de l’art-plastic et celui de la collecte de nos déchets: l’autorité cantonale, représentée par son département culturel, a choisi d’appuyer l’originale et prometteuse initiative des dirigeants de la commune de Fribourg. Un premier pas dans la bonne direction vient d’être fait. Pour fêter dignement les 20 ans de présence du Musée Tinguely dans le quartier du Bourg, à l’entrée de l’établissement sont désormais entreposés sur des palettes, des ballots faits de résidus de papier et de cartons. L’ensemble, du plus bel effet, est abrité par de vieilles tôles récupérées à la déchetterie des Neigles qui ont été artistiquement découpées.


LA PENSÉE DE BOIS -JPH- 1999 – Technique mixte

Hier, pour remettre au pas une mèche rebelle, je me suis regardé dans le grand miroir qui trône à gauche de la porte de sortie de ma maison. Il me réservait une étrange surprise. À moi qui ne porte jamais le moindre couvre-chef, il renvoyait l’image d’un homme coiffé d’un chapeau pourvu d’un tronc très haut de forme agrémenté de ramifications pourvues de branches aux pointes acérées. Des pointes qui ne demandaient qu’à passer pour des cornes. Je ne me suis pas reconnu. Intrigué, angoissé, dubitatif, j’ai scruté et interrogé la glace.

Si ce n’est pas moi, qui est-ce ?

Lentement, j’ai compris le message et tout ce qu’il révélait … bien sûr, si ce n’était pas moi, c’était donc vous. Vous qui aimez les accents onctueux de la langue de bois, vous qui répétez, avec un élégant brin d’arrogance, le sirupeux mensonge de vos maîtres et de leurs porte-voix. Vous, chers et bienheureux amis, qui préférez la quantité à la qualité. Vous, amateurs passionnés du pain et des jeux qui vous sont généreusement offerts par d’aimables vendeurs de publicité. Vous, éternels enfants, à qui d’astucieux manipulateurs ont inoculé le virus de la pensée de bois. Une pensée que les dialecticiens de la mondialisation arrosent consciencieusement de discours aux arguments lénifiants. Une pensée qui, quoi qu’il se passe, vous permet infailliblement de choisir le bien, qui vous impose de mépriser et d’écraser le mal. Une pensée rassurante, dotée d’un accès direct au cerveau, qui vous susurre que vous détenez la vérité. Une pensée qui vous évite le difficile effort de la réflexion et vous donne tous les droits. Un immense et réconfortant mensonge qui fait du bien.

Je n’ai pas de chance. Après la révélation faite à Moïse à l’intérieur du Buisson Ardent qui brûle sans jamais se consumer, voici qu’un miroir me confirme, en exclusivité, les soupçons des complotistes les mieux informés. C’est le moment d’écraser, de se taire, d’accepter de se faire tondre pour le bien commun de quelques petits malins. Je n’arrive pas à y croire, me voici empêtré dans une affaire à être interné en clinique psychiatrique comme au bon vieux temps du communisme et du matérialisme dialectique. Décidément, il faut se méfier du matérialisme. Dialectique ou pas, ses effets à long terme sont toujours les mêmes.

Je vous livre, ci-contre, le portrait de l’homme à la pensée de bois qui, depuis hier, squatte mon plus beau miroir. Il y a peu de chance que vous vous reconnaissiez, mais méfiez-vous quand même. Peut-être que vous n’êtes pas celui ou celle que vous pensez.

Chers amis de la Galerie Contraste, bonjour!
Pour célébrer notre présence depuis un cinquième de siècle
à la ruelle des Cordeliers 6 à Fribourg, nous organisons une

EXPOSITION DES ESTAMPES
ÉDITÉES PAR LA GALERIE CONTRASTE
ET UN HOMMAGE À BOGDAN KRSIC (1932-2009)

Vous êtes cordialement invité au vernissage
le vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Ouvert du 7 septembre au 7 octobre 2018
Vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

GALERIE CONTRASTE
Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 FRIBOURG
CRÉÉE EN 1985, ET ÉTABLIE DEPUIS
20 ANS DANS LE QUARTIER DU BOURG

Ci-dessous, un portrait photographique de Teddy Aeby,
ainsi qu’une reproduction de la gravure à la pointe sèche et à l’aquatinte
qu’il avait créée pour l’édition 1986 de notre publication “Artistes Suisses”


St-Nicolas – Pointe sèche et aquatinte de Teddy Aeby – Édition Galerie Contraste – 1986

C’était il y a vingt-cinq ans, le 17 avril 1992, le très populaire artiste peintre, graveur et illustrateur fribourgeois Teddy Aeby mourrait dans sa soixante-quatrième année.

Virtuose, à l’aise dans toutes les techniques picturales, toujours léger, souvent drôle, observateur imaginatif et perspicace, Teddy a enchanté son public avec des réalisations ancrées dans le terroir fribourgeois et pourtant universelles. Cela vaut bien un hommage.

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur sa personnalité, son parcours et sur son œuvre, je vous recommande le livre publié en 1993 par les «Éditions la Sarine». Pour cet hommage posthume, Pierre Savary a donné la parole à quelques-uns des amis chers de Teddy. Il livre aussi une belle interview de l’artiste, et dans sa préface, il dépeint le personnage avec finesse. Le livre ouvre aussi une intéressante fenêtre sur sa très riche et extrêmement diversifiée production picturale. Un bémol cependant : je connais assez bien le travail de Teddy Aeby et je regrette que bon nombre de ses réalisations majeures n’y figurent pas. Un ouvrage qui manque encore. Patience!

En 1990, je l’avais invité à créer une suite de 7 peintures pour une exposition et une publication qui s’intitulait:

LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX vus par 7 artistes
Teddy Aeby – Peter Brauninger – François Gendre – Josiane Guilland – Jean-Pierre Humbert – Arthur Loosli – Patrick Savary
Édition Atelier-Galerie Contraste à Fribourg – 1990

Chers amis de la Galerie Contraste, bonjour!
Pour célébrer notre présence depuis un cinquième de siècle
à la ruelle des Cordeliers 6 à Fribourg, nous organisons une

EXPOSITION DES ESTAMPES
ÉDITÉES PAR LA GALERIE CONTRASTE
ET UN HOMMAGE À BOGDAN KRSIC (1932-2009)

Vous êtes cordialement invité au vernissage
le vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Ouvert du 7 septembre au 7 octobre 2018
Vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

GALERIE CONTRASTE
Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 FRIBOURG
CRÉÉE EN 1985, ET ÉTABLIE DEPUIS
20 ANS DANS LE QUARTIER DU BOURG

Ci-dessous, un portrait photographique de Jean Coulon
et une reproduction du burin qu’il a créé et gravé
pour l’édition 1995 de notre publication “Artistes Européens”

 

Jean Coulon est né à Bruxelles en 1947

Musique, théâtre: Étudie dans sa jeunesse le solfège, le tuba et s’initie au jazz aux cours du soir.

De 1980 à 2004 parcourt le monde avec des troupes de théâtre: Comme musicien et comédien, rencontre Franco Dragone, Michel Dalher et autres metteurs en scène de haut niveau au sein du Théâtre-Attrape. Fait partie du spectacle le Théâtre National Populaire de Luxe, monté par le Cirque du Trottoir et l’ensemble québécois La Fanfafonie – qui donneront naissance au Cirque du Soleil. Travaille avec Kevin Brooking dans les festivals de théâtre de rue, parcourant l’Europe de 1997 à 2004.

Gravure: Membre actif de lAtelier de gravure Kasba (Boitsfort) depuis 2000.

Techniques de prédilection: Gravures sur cuivre : burin, pointe sèche, roulette et généralement procédés de gravure sèche, sans acide. Gravure sur bois.

Typographie: Acquiert du matériel ancien typographique et imprime divers livres d’artistes, notamment pour les Editions Commune Mesure avec J.-H. Malineau (Paris), avec le graveur Roger Dewint et les recueils de gravures de lAtelier Kasba.

Expositions: Expositions personnelles en Belgique, France, Suisse, Danemark, Québec. (Centres culturels, galeries). En groupe: participe à de nombreuses biennales depuis 1972 : Ljiubliana, Biella (I), Bromsgrove (G.-B.), Leipzig, Mulhouse, Florence, Nürnberg, Heidelberg, Grenchen (CH), Digne (F), etc… Et nombreuses autres expos collectives notamment au sein de l’Atelier Kasba à Boitsfort.

PRIX en gravure: Prix triennal de la Commune dIxelles (B), 1979/ Prix Guy-Lévis Mano, avec J.-H. Malineau, Paris 1986/ 3e Prix de l‘atelier Contraste, Fribourg (CH)/, 1992 2e Prix de latelier Trace, Paris 1993/ Prix LibrArt, Libramont (B), 1997 & 1998.

Notes: J.C. a donné plusieurs stages de formation à la gravure au burin dans des académies de cours du soir (académies d’Anderlecht, de Wavre, … et à l’académie de Bruxelles (cours du jour, section gravure). Il a été sollicité comme membre de jury de différentes académies et de l’école de La Cambre (section gravure).

Ma démarche artistique: Je suis graveur sur cuivre au burin, à la pointe sèche et roulettes, c’est-à-dire avec des outils qui attaquent directement le cuivre destiné à l’impression. La lenteur et la réflexion font intimement partie de mon inspiration. Le feedback de ce qui se grave est immédiat. Je m’y plais. Cette lente sécrétion me mets en contacte avec l’image en ce qu’elle a de plastique et ce grand besoin de liberté qui s’ouvre quand je travaille. Je sais que mes images seront vues à gauche, à droite, goûtées dans le moindre détail, montrées à des  enfants, des vieux, des gens de toutes les couches sociales qui vivent et vibrent dans leurs sphères… Je leur parle, à ces gens, mais eux me répondent, je ne suis alors qu’une antenne, je les capte comme si leur existence me tombait dessus. Espaces denses si humains, lieux de présences, de catastrophes ou d’harmonie . La masse humaine est si riche, en perpétuelle croissance. La vie est multiple d’événements magnifiques et terrifiants…  Je m’y promène sans pessimisme pourtant, n’étant qu’un tout petit atome dans la marée, déjà si heureux d’être en vie. Je n’aime pas le désespoir.


1995-Gravure de Jean Coulon – 7 ème édition de l’abonnement «Artistes Européens»

 


2000 – Croquis de préparation pour le burin “Effet de serre” – FVA – Édition Contraste

 


1995 – L’atelier et la galerie sont installés à Charmey – Article “La Liberté

 

 

Né en 1961 à Lviv, Oleg Denisenko est diplômé de l’Académie ukrainienne d’Art Graphiques. Il pratique la gravure, la peinture et la sculpture. En qualité de graveur, il a réalisé de nombreuses et belles éditions pour bibliophiles. Il a participé, et participe encore, à de très nombreuses expositions dans le monde entier, aussi en Suisse, à la Galerie Contraste. Il collectionne les distinctions dans le domaine de la gravure, plus de 20 récompenses lui ont été attribuées, dans plusieurs pays dont, la Slovaquie, les Etats-Unis, la Pologne, la Serbie, la Corée du sud, la Russie et la Roumanie. Je l’ai rencontré à Belgrade en 1995, lors de la remise des prix d’un extraordinaire concours d’ex-libris. Il vit et travaille à Lviv. Il a séjourné à Fribourg en 1999. Pendant que nous imprimions sa gravure “Parabole”, il a gravé un ex-librix pour ma femme Milka, et un autre pour l’atelier Contraste. Ces deux gravures sont reproduites ci-dessous.

GALERIE CONTRASTE – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 FRIBOURG
CRÉÉE EN 1985, ET ÉTABLIE DEPUIS
20 ANS DANS LE QUARTIER DU BOURG

Du 7 septembre au 7 octobre 2018
Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h
EXPOSITION DE LA COLLECTION DES ESTAMPES
ÉDITÉES PAR LA GALERIE CONTRASTE

POSSIBILITÉ D’ACQUÉRIR DES GRAVURES D’OLEG DENISENKO

 

    
Ex-libris Milka Humbert-Rasic et Ex-libris Galerie Contraste

 


PARABOLE – Édition Artistes européens – Contraste – 1999

 

Ci-dessous, de gauche à droite et de haut en bas, les autoportraits gravés par André Sugnaux, Ingbert Kolly, Roland Magnin, Diana Rachmuth, Bernard Bailly et Jean-Michel Robert. Ces 6 artistes fribourgeois ont accepté de réaliser une œuvre dont le thème “Autoportrait” et le format étaient imposés. Pour le tirage, destiné aux fidèles collectionneurs des publications de la Galerie Contraste, leurs œuvres ont été réunies sur une seule feuille.

PIQÛRE DE RAPPEL – La Galerie Contraste est établie depuis 20 ans à la ruelle des Cordeliers 6, dans le quartier du Bourg à Fribourg. Pour faire le point, et pour fêter ce jubilé, nous organisons une exposition de plus de 70 estampes que nous avons éditées depuis 1985. Ces créations représentent le travail de plus de 40 artistes différents. Elle débutera le 7 septembre pour se terminer le 7 octobre 2018, et sera ouverte les vendredis, samedis et dimanches de 14 à 18h. Le 6 octobre nous fêterons ce jubilé avec nos voisins du Musée Tinguely qui a ouvert ses portes en même temps que nous. En attendant le coup d’envoi de cet accrochage, sur ce blog,  je vous présente quelques-uns des artistes qui seront exposés.

 


Milka imprime une gravure ( Photo Alain Wicht)

 

INVITATION AU VERNISSAGE
vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Exposition du 7 septembre au 7 octobre 2018
Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

 

La galerie Contraste est établie depuis 20 ans dans le quartier du Bourg à Fribourg. Pour faire le point, et pour fêter ce jubilé, nous organisons une exposition de plus de 70 estampes que nous avons éditées depuis 1985. Ces créations représentent le travail de plus de 40 artistes différents. Elle débutera le 7 septembre pour se terminer le 7 octobre 2018, et sera ouverte les vendredis, samedis et dimanches de 14 à 18h. Le 6 octobre nous fêterons avec nos voisins du Musée Tinguely qui a ouvert ses portes en même temps que nous.

En attendant le coup d’envoi de cet accrochage,  sur ce blog, je présenterai  quelques-uns des protagonistes de la manifestation. Place à notre ami Bogdan Krsic (1932-2009) qui a créé plusieurs gravures pour nos éditions, dont un portrait de Jean Tinguely qui est tout à fait d’actualité. Nous avons choisi d’exposer plusieurs de ses œuvres et de lui rendre ainsi un modeste hommage posthume.


BOGDAN KRSIC (1932-2009)

     
HOMMAGE À JEAN TINGUELY  et LES PÊCHEURS HÉDONISTES FVA – 2005

Texte de Bogdan Krsic – À la demande de Jean-Pierre Humbert, j’ai créé, cet été 2005, 2 gravures dédiées à la ville de Fribourg.
Dans la première de ces œuvres, j’ai choisi de faire une vue de carte postale de la ville avec la cathédrale Saint-Nicolas. Laissant parler mon âme festive, j’ai intégré à ce paysage un groupe de «pêcheurs hédonistes» avec en arrière-plan, symbole contemporain de la ville, la célèbre fontaine de Jean Tinguely. La deuxième de mes estampes, je l’ai dédiée à ce fameux sculpteur.
Mon premier contact indirect avec cette cité magique a eu lieu il y a bien longtemps, en 1968, lorsque, avec l’association «Graficki Kolektiv» de Belgrade, j’ai exposé mes travaux avec 8 autres graveurs à Lausanne et Fribourg. Malheureusement aucun des auteurs n’était présent, mais les échos très positifs de la presse suisse sont arrivés jusqu’à Belgrade. Bien plus tard, en 1991, invité par l’Atelier Contraste, j’ai participé au concours international sur le thème «PARADIS PERDU… ou l’utopie sans illusion». C’est à dater de ce moment que commence ma collaboration régulière avec cette galerie dont les animateurs Milka et Jean-Pierre sont maintenant mes amis.
En 1992, j’ai créé pour l’abonnement «Artistes européens» la gravure intitulée «Vinovnici». Puis, ce fut, en 1999, proposée par Jean-Pierre et mise sur pied par Etienne Chatton, l’exposition de mon «œuvre gravé» au Château de Gruyères. Pour l’occasion, j’ai réalisé les gravures «Destroyers» et «Dogadjaj nad zamkom Gruyeres» et, invité de la famille Humbert, je suis venu pour la première fois à Fribourg avec ma femme Jelena. Depuis, nous sommes restés amoureux de cette belle ville.
La fontaine de Beaubourg à Paris est la première œuvre de Jean Tinguely que j’ai vue, mais c’est à Fribourg que j’ai vraiment découvert ses machines «absurdes» qui m’ont enthousiasmé. Les idées métaphoriques qu’elles véhiculent m’ont longtemps obsédé. Faut-il tenter une création analogue en gravure? Cette année, incité par la commande de Jean-Pierre, j’ai timidement commencé. Actuellement, je travaille sur une plus grande plaque au titre ironique «Vivat Democratia viva» sur laquelle on perçoit l’influence de Tinguely.

INVITATION AU VERNISSAGE
vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Exposition du 7 septembre au 7 octobre 2018
Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

 

GALERIE CONTRASTE – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 FRIBOURG
CRÉÉE EN 1985, ET ÉTABLIE DEPUIS 20 ANS DANS LE QUARTIER DU BOURG

EXPOSITION DE LA COLLECTION DES ESTAMPES
ÉDITÉES PAR LA GALERIE CONTRASTE
ET HOMMAGE À BOGDAN KRSIC (1932-2009)

INVITATION AU VERNISSAGE
vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Du 7 septembre au 7 octobre 2018
Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

 

LA CONFUSION DES LANGAGES – Par Zoran Zero

Archétype de l’orgueil de l’Homme, la tour de Babel pourrait figurer sur les drapeaux de mouvements mondialistes en tous genres. Des architectes, peu soucieux de la colère divine, s’en sont d’ailleurs inspirés pour la construction du parlement européen de Strasbourg. Dans un autre genre, les rastafariens l’associent au monde occidental, qu’ils jugent décadent. Un occident parti tellement à l’ouest qu’il s’est retrouvé sur les côtes d’Extrême-Orient, à construire des tours en tous points pareilles à celles des villes américaines. Serait-ce donc cela, la globalisation ? Des skylines partout les mêmes, des managers qui passent d’un meeting à l’autre, des mangeurs de burgers dans tous les fast-foods, des joggers qui courent sur le beat,… La même ritournelle aux quatre coins du globe. Notre planète, not political, a toujours préféré faire sa révolution softly autour du soleil. A la surface de la Terre, it’s another story. Red, green, industrielle, islamique ou sexuelle, les révolutions perturbent le processus de mondialisation avant d’être récupérées par le market, éternel profiteur des lost hopes. Pour son international contest sur le thème “Globalization”, il allait de soi que la Contrast Gallery pouvait s’appuyer sur la digital revolution. With the help of the Internet, ils ont contacté des artistes around the world en les invitant à créer un artwork sur le topic. Les  artistes n’ont pas disappointed, envoyant par snail mail leurs digital prints. A l’arrivée, la Swiss Post interrompait ses ventes de SnickersTM pour livrer les artworks. Une mission quasi-impossible pour les postmen, stressed by les managers pour respecter the schedule. The result of the contest ? Une diversité des œuvres barbapapesque qui a pushed le jury à étendre son brainstorming pour prendre une final decision. The winner, a Japanese artist named Kinichi Maki, painted a world where cities look all the same. A world where a lifestyle “à la française” means eating a camembert cheeseburger at your local fast-food joint. A world where we all speak the same language, where Babel towers are everywhere. A brave new world.

 


Mondialisation – Prix Contraste de l’estampe numérique: Le catalogue

 


La mondialisation, c’est que du bon – Philippe Debongnie − Belgique

 


Cielo Globale – Alessandra Angelini − Italie – Prix du meilleur des mondes

 

Ci-dessus, la photo de l’atelier quand j’en ai pris possession en 1998. Quant à la galerie, elle était encore en moins bon état.
Dès le 7 septembre 2018, nous fêterons nos 20 ans de présence dans le quartier du Bourg

Pour faire le point, et pour fêter ce jubilé, nous organisons une exposition de plus de 70 estampes que nous avons éditées depuis 1985. Ces créations représentent le travail de plus de 40 artistes différents. Elle débutera le 7 septembre pour se terminer le 7 octobre 2018, et sera ouverte les vendredis, samedis et dimanches de 14 à 18h. Le 6 octobre nous fêterons avec nos voisins du Musée Tinguely qui a ouvert ses portes en même temps que nous.

En attendant le coup d’envoi de cet accrochage, pendant les 3 prochaines semaines, sur ce blog, je vous présenterai quelques-uns des protagonistes de la manifestation.

GALERIE CONTRASTE – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 FRIBOURG
CRÉÉE EN 1985, ET ÉTABLIE DEPUIS 20 ANS DANS LE QUARTIER DU BOURG


Le même endroit en 2011. Notez que j’ai le don d’ubiquité. C’est très rare.

 


L’entrée de l’atelier côté ruelle des  Cordeliers, en 2009

    
L’entrée de la galerie et l’entrée de l’atelier côté cour

 


LA SCIENCE APPELLE LES JEUNES – 1977 – Poster – Texte et peinture JPH

Séquence souvenir dédiée à Monsieur Bopp.

Partie en fumée la technique qu’utilisaient les indiens d’Amérique pour appeler les jeunes à la science. De trouvaille en trouvailles, en 1977, nous en sommes arrivés à communiquer à distance au moyen d’un instrument dont le modèle économique était fixé au mur et dont le spécimen prestigieux, bien que retenu par une laisse, pouvait être déplacé. C’est cet instrument que j’ai représenté lorsque Monsieur Bopp m’a sollicité pour créer une affiche destinée à inciter les jeunes gens intéressés par la recherche scientifique à s’exprimer (voir la reproduction ci-jointe). Le message est merveilleusement bien passé puisque depuis la publication de cette invitation et un peu grâce à moi, la jeunesse de ces temps reculés a inventé un appareil encore plus perfectionné que celui que nous utilisions. Il vous permet de communiquer avec le monde entier, de photographier et surtout de vous photographier, de lire votre journal et j’en oublie. Aujourd’hui, en 2018, il tient compagnie à la plupart des gens. Il se range aisément dans la poche. Les esprits pratiques préfèrent cependant le conserver dans la main et ne le quittent jamais des yeux. Un extraordinaire progrès : enfin libéré de sa laisse, cet objet distingué appelé téléphone cellulaire conduit son détenteur à ses côtés sans jamais le perdre de vue. La machine a pris le pouvoir. C’est une évolution extrêmement rassurante. Les êtres humains sont enfin libérés de l’obligation de réfléchir par cet appareil qui a réponse à toutes leurs questions. Ils sont aussi dispensés de regarder autour d’eux et de communiquer avec leurs proches. Le monde leur appartient et, virtuelles, leurs relations, légères, légères, flottent dans la bulle vide des réseaux sociaux. Une légèreté que j’ai retrouvée dans l’affiche très dépouillée de l’appel 2018 à la jeunesse émis par la Fondation La Science appelle les jeunes.

Wikipedia nous dit:

Depuis 1967, la Fondation La Science appelle les jeunes (Saj) a pour objectif de soutenir la recherche scientifique chez les jeunes curieux, motivés et passionnés par la recherche. La Fondation poursuit ce but grâce à trois activités principales en fonction de l’âge des participant-e-s et à son réseau d’Alumni. La mission principale de la Saj est de soutenir sur le long terme les jeunes Suisses curieux, motivés et novateurs dans les domaines des sciences techniques, naturelles, humaines et sociales. La fondation promeut et maintient ainsi l’excellence de la Suisse en matière d’innovation et de réflexivité sur le plan international.
alumni – Une association d’anciens élèves est une association dont les membres sont les anciens élèves d’un établissement d’enseignement secondaire ou d’enseignement supérieur. Le terme alumni aujourd’hui utilisé internationalement provient du mot latin alumni…