Nef des fous

La Nef des Fous, le carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous ... Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage...

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La nef des fous
Carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous … Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage…

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2008 – À la Galerie Contraste à Fribourg, de gauche à droite, JPH, Jugoslav et Milka H

 

PRÉSENTATION

Jugoslav Vlahovic est un dessinateur de presse serbe, né en 1949 à Belgrade. En 1974, diplôme en poche, il quitte la faculté des arts appliqués de Belgrade. Il entame une carrière d’illustrateur qui sera pour le moins prolifique. Deux ans plus tard, il est engagé au magazine NIN pour croquer l’actualité hebdomadaire, activité qu’il exerce encore à ce jour. Ses travaux graphiques ont très vite eu un rayonnement international. Ses caricatures sont publiées dans des journaux de renom, tels que le New York Times, le Wiener Zeitung, la Repubblica ou encore le Sonntagsblatt.

S’il excelle dans le domaine de l’illustration de presse, Jugoslav fut aussi guitariste d’un groupe à géométrie variable : le Porodicna Manufaktura Crnog Hleba (La manufacture familiale de pain noir). Cette formation ne se contentait pas de faire de la musique, il s’agissait également d’une troupe de théâtre qui se produisait à l’Atelje 212 à Belgrade. Le Porodicna Manufaktura Crnog Hleba agrémentait ses performances de diapositives et de courts-métrages. Après la dissolution du groupe, Jugoslav Vlahovic continue de côtoyer le monde de la musique, puisqu’il sera l’auteur d’un grand nombre de pochettes de disques, notamment pour la célèbre formation rock Riblja Corba.

À ce jour, il comptabilise au moins sept livres de ses propres caricatures et un cartable d’estampes. Il s’est vu récompensé de nombreux prix pour ses travaux graphiques. En plus de sa carrière au magazine NIN, il a été professeur à la faculté des arts appliqués de Belgrade jusqu’à sa toute récente retraite.

 

 

AU SECOURS

Cette œuvre de Jugoslav a été reproduite dans le catalogue de la manifestation intitulée MONDIALISATION , PRIX CONTRASTE DE L’ESTAMPE NUMÉRIQUE. Un concours international organisé en 2014 par la Galerie Contraste.

 

 

LA PORTE BLEUE

Avec ce dessin, Jugoslav ouvre une porte céleste sur un fragment d’univers. Les montants et les gonds sont fixés sur un fond noir qui évoque l’éternité. Minuscules composantes de cet ensemble, nos vies prennent un sens vertigineux … patience …

Comme vous le constatez sur la reproduction ci-dessus, cette œuvre a servi d’affiche et de carton d’invitation pour notre exposition commune à la Galerie Contraste en 2008.

MUSÉE DE MORAT – https://www.museummurten.ch/fr/
Du 17 mars au 31 mai 2019
HEURES D’OUVERTURE : ma–sa 14h–17h / di 10h–17h
Jeudi 16 mai à 19 heures, visite commentée en allemand

EXPOSITION Jean-Pierre HUMBERT
RÉCHAUFFEMENT ESTHÉTIQUE

 


ET LUX FUIT … moulins à vent contre nucléaire – Peinture et texte  JPH


La Suisse des lumières est préoccupée. Comment fabriquera-t-elle l’électricité qui éclairera ses villes, ses campagnes et ses cerveaux survoltés ?

À des milles de la folie sublime de Don Quichotte, le célèbre hidalgo castillan, je risque un scénario raisonnable pour résoudre le problème de l’approvisionnement en électricité à Fribourg. Une idée rendue possible par la grâce du niveau exceptionnel des scientifiques implantés sur le site «Blue Factory». La peinture, reproduite ci-dessus, donne une assez bonne vue de l’impact esthétique positif induit par mon projet initialement inspiré du mythique combat du héros de Cervantès contre les moulins à vent. La reconstitution de la mer du Nord et l’implantation des éoliennes seront certainement les plus grosses difficultés à résoudre. Mais, avec l’armada d’ingénieurs et d’architectes diplômés à disposition, les étapes de cette réalisation devraient s’imposer d’elles-même. Pour renforcer l’action du vent, les politiciens sont prêts à collégialement s’engager. Si vous trouvez que ma simulation est opaque et trop difficile à décrypter, sur rendez-vous, je me tiens à votre disposition pour vous éclairer. La séance est payante.

Pour une électricité enfin verte, je suis fier d’avoir lancé les moulins éoliens contre le Satan nucléaire. Vous le savez certainement, le génie consiste à proposer des solutions simples aux problèmes complexes.

RÉCHAUFFEMENT ESTHÉTIQUE
EXPOSITION Jean-Pierre HUMBERT
Musée de Morat – https://www.museummurten.ch/fr/

Dimanche 5 mai 2019, je serai au Musée de 14 à 17 heures
Visite commentée à partir de 14h30…

ANACHRONIQUES Jean-Pierre HUMBERT – Le livre
Contraste Éditeur – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 Fribourg
Plus d’informations – Commande


FRIBOURG BRÛLE-T-IL ? – Technique mixte – JPH – 1987-2018

 


FRIBOURG-USA – Technique mixte – JPH – 1987-2006


FRIBOURG-USA – 1987-2006 – Texte JPH

Au XXIe siècle, lorsque de cette peinture j’ai fait une estampe, ma très chère cité de Fribourg, petite ville ambitieuse, brillait de mille feux comme toute parvenue qui se respecte : étalage impudique de richesses, enseignes publicitaires animées et lumineuses, population multiethnique, organisation communautariste, contrôle efficace de la pensée des autochtones, soutien sans faille aux iconoclastes de tous poils et de toutes provenances, la ville était vivante et ses traditions, vidées de toute substance, étaient exploitées pour promouvoir l’économie locale à l’international. Bref, ça roulait joyeusement.

Comment se fait-il que lorsque j’ai conçu cette œuvre, je n’ai pas fait figurer la moindre trace de cette incandescente activité qui promettait d’être immarcescible ? Est-ce par paresse ou par lucidité que mon objectif s’est mu en téléobjectif pour nous projeter dans un lointain futur ? Sur mon image, Fribourg est catapultée quelques siècles plus loin. Fraîchement désertées, pas encore en friche, les fières façades des tours de la cité des Zæhringen made in USA laissent entrevoir les premières fissures engendrées par un lent et inexorable déclin. Bref, ça s’écroule lentement.

Les spectateurs attentifs à mon étrange représentation, où ne subsiste que le plus symbolique édifice historique de la ville, éprouvent un léger trouble. Vite rassurés, ils considèrent que l’implantation de la cathédrale dans le milieu hostile des gratte-ciel n’est qu’un clin d’œil amusant et innocent au phénomène irrésistible qu’on appelle le progrès. C’est, je crois, la raison pour laquelle cette image a plu, si je me fie au critère imparable des ventes. Cette interprétation a aussi été partiellement la mienne lors de la conception du tableau en 1987.

Aujourd’hui, 28 juin 2018, je peine à trouver quoi que ce soit de drôle à mon œuvre. Beaucoup moins spectaculaire que les productions du cinéma catastrophe, elle laisse cependant deviner qu’en filigrane, dissimulé, silencieux, un désastre, non-dit, a eu lieu. Comme si les hommes avaient déserté la vie sur terre, comme si la végétation allait bientôt absorber les fruits pourris du génie humain. Je crains, qu’une fois de plus, mon instinct ait précédé la compréhension des évènements.

QUAND LE TROU NOIR A-T-IL RÉELLEMENT SURGI DANS NOS VIES ?

Aux yeux du monde ébahi, le 10 avril 2019, il n’y avait aucune actualité susceptible de rivaliser avec la galaxie M87. Vous n’avez pas pu le rater, ce rond sombre au milieu d’un halo flamboyant. Il faut dire que la communication avait été soigneusement orchestrée. Présenté lors de six conférences de presse simultanées à travers le globe, le premier monstre cosmique à s’être laissé capturer a été débusqué au centre de la galaxie M87, à environ 50 millions d’années-lumière de la Terre. Soit à 500 millions de milliards de kilomètres.  Le diamètre de cet «objet» est de 40 milliards de kilomètres – l’équivalent de 3 millions de fois celui de la Terre.

Mais, le trou noir a réellement surgi dans nos vies en 1978 comme vous pouvez le constater sur la représentation que j’en ai fait et qui est ci-dessous reproduite. Un instantané rare à voir actuellement au Musée de Morat.

RÉCHAUFFEMENT ESTHÉTIQUE
EXPOSITION Jean-Pierre HUMBERT
Musée de Morat – https://www.museummurten.ch/fr/

Mardi à samedi: 14 – 17 heures
Dimanche: 10 – 17 heures
Ouvertures spéciales sur demande


JPH – Technique mixte – 2019-2004-1996 – Carnaval

ANACHRONIQUES Jean-Pierre HUMBERT – Le livre
Contraste Éditeur – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 Fribourg
Plus d’informations – Commande


CROISSANCE – EXCROISSANCES  – JPH – 2016 – Technique mixte

Dans mes œuvres, je suis présent comme le fantôme qui hante votre maison. Invisible, discret, abandonné, je cultive l’illusion que j’existe vraiment. Silencieuses, mes apparitions ont la forme des images que je produis. Je vagabonde dans les paysages que je compose, je traverse mes foules, je joue à espérer. Bien sûr, cette inutile et mystérieuse errance aura une fin et, qui sait, une raison d’être. Ténue, cette lueur d’espoir explique peut-être mon activité picturale.

«Croissance – Excroissances», tel est le titre de l’estampe que j’ai réalisée en 2016 pour les membres de l’Association Galerie Contraste. Dans un décor qui semble inhabité, la ville de Gruyères et son Château, trônent au milieu d’un fatras de routes désertes en ruines, comme des mirages d’un lointain passé. A quelle époque sommes-nous ? Cet immeuble gigantesque qui barre et englobe le mythique paysage gruérien, qui abrite-t-il ? Quand a-t-il été construit ? Cet étrange mélange fait d’hier et d’après-demain: fiction, réalité, projection ? Par son ambiguïté, cette image pose plus de questions qu’elle ne donne de réponses. C’est précisément l’endroit où je me cache. J’évite ainsi toute forme d’affrontement. Comme un fantôme, je vois tout, je sais tout, et, enveloppé dans un halo paradoxal, je montre tout, puis j’attends la réaction du spectateur. J’attends qu’il dissipe le brouillard et les malentendus dont j’ai lâchement enrobé mon tableau. J’attends qu’il interprète ma partition. Pour jouer cette partie de cache-cache, il suffit de scruter attentivement l’œuvre, d’y pénétrer et de s’y perdre. Peu s’y sont risqués. Ignorants ou érudits, aucun d’eux ne m’a déçu. Si personne ne m’a trouvé, tous se sont révélés, dévoilés… à leur insu.

RÉCHAUFFEMENT ESTHÉTIQUE – EXPOSITION Jean-Pierre HUMBERT
MUSÉE DE MORAT – https://www.museummurten.ch/fr/

ANACHRONIQUES Jean-Pierre HUMBERT – Le livre
Contraste Éditeur – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 Fribourg
Plus d’informations – Commande

Ci-dessous, le lien sur l’article de Joel Rathgeb consacré à mon exposition RÉCHAUFFEMENT ESTHÉTIQUE :
https://murten.unsereregion.ch/kultur/574-dramaturgie-natur-und-moderne-die-wechselausstellung-asthetische-erwarmung-von-jean-pierre-humbert.html

INVITATION
Fondation du Musée de Morat
Le Conseil de fondation et la direction
du musée ont le plaisir de vous inviter au
vernissage de l’exposition

JEAN-PIERRE HUMBERT
Réchauffement esthétique
le samedi 16 mars 2019 à 18 heures

EINLADUNG
Stiftung Museum Murten
Der Stiftungsrat und die Museumsleitung laden
Sie herzlich ein zur Eröffnung der Ausstellung

JEAN-PIERRE HUMBERT
Ästhetische Erwärmung
am Samstag, 16. März 2019 um 18 Uhr

 


La couverture de la revue d’art accrochage


L’article de Madame Monique Durussel

GALERIE CONTRASTE
Ruelle des Cordeliers 6 – FRIBOURG
078 875 96 66 – info@jphumbert.ch

La galerie sera ouverte du 13 au 22 décembre 2018 du jeudi au samedi de 14 à 18 heures. Également sur rendez-vous

EXPOSITION d’un choix de mes œuvres récentes et d’œuvres éditées par la Galerie Contraste ainsi que dédicace et vente de ma monographie ANACHRONIQUES Jean-Pierre Humbert

Pour commander le livre par internet: https://jphumbert.ch/publications/livres/anachroniques/

 

 

 

 
Un bel exemple de recyclage réussi – Photo JL


Un autre bel exemple de recyclage réussi – Photo trouvée sur Facebook

 

Dans le quartier du Bourg, et qui sait, peut-être dans toute la ville de Fribourg, le ramassage des ordures laisse parfois à désirer. Dans mon entourage, le constat est très répandu et je le trouve plutôt pertinent. J’ai un peu médité sur ce délicat sujet et j’ai essayé de détecter la faille du système. Je crois avoir trouvé. Depuis quelques années par souci d’économie, nos autorités ont semble-t-il renoncé à éliminer nos déchets à l’usine SAIDEF sur la commune de Posieux/Hauterive. Elles ont adopté une solution beaucoup plus rentable. Véritable investissement artistique, nos déchets sont recyclés sur les murs des propriétés communales. Si l’on se fie aux gains réalisés par les plus prestigieux collectionneurs d’art, notamment, messieurs David Geffen, Eli Broad, Steven Cohen, Samuel Newhouse, Norman Braman, tous milliardaires et américains (Source : Requins, caniches et autres mystificateurs par Jean-Gabriel Fredet, publié par les éditions Albin Michel), cette initiative devrait être rentable à court ou moyen terme. Ces riches personnalités ont confortablement arrondi leurs fins de mois avec leurs collections d’œuvres d’artistes qui revendiquent fièrement leur contemporanéité. Des artistes et des collectionneurs qui savent valoriser les reliquats de la consommation en faisant mine de la contester. Même si l’idée n’est pas neuve, elle est bonne. Elle n’est malheureusement pas simple à mettre en place. C’est là que se niche le problème. Les habitants de Fribourg produisent trop de déchets. Les murs manquent pour les exhiber et il faut le dire, les citoyens-collectionneurs éduqués et les milliardaires sensibles aux subtilités de la création d’avant-garde ne courent pas les rues de notre belle cité bourgeoise.

Le jour viendra où l’initiative de nos élus fonctionnera à plein régime et qu’enfin vous serez exonérés des impôts. Cela vaut bien quelques années de longanimité. Et, si l’affaire devait capoter et que vos jolis sacs bleus gonflés de résidus s’accumulaient dans nos rues, sachez apprécier le beau cadeau qui vous sera fait : Vivre dans un Musée Vivant que les plus riches nous envieront.

Post-Scriptum: Excellente nouvelle pour l’association prometteuse du monde de “l’art-plastic” et celui de la collecte de nos déchets: l’autorité cantonale, représentée par son département culturel, a choisi d’appuyer l’originale et prometteuse initiative des dirigeants de la commune de Fribourg. Un premier pas dans la bonne direction vient d’être fait. En 2018, pour fêter dignement les 20 ans de présence du Musée Tinguely dans le quartier du Bourg, des ballots faits de résidus de papier et de carton ont été entreposés pendant plusieurs mois sur des palettes à l’entrée de l’établissement. L’ensemble, du plus bel effet, était abrité par de vieilles tôles artistiquement découpées qui ont été récupérées à la déchetterie des Neigles . Dans le courant du mois de février 2019, ce chef-d’œuvre a été démonté. Je présume qu’il a été vendu à un amateur d’art fortuné.


LA PENSÉE DE BOIS -JPH- 1999 – Technique mixte

Hier, pour remettre au pas une mèche rebelle, je me suis regardé dans le grand miroir qui trône à gauche de la porte de sortie de ma maison. Il me réservait une étrange surprise. À moi qui ne porte jamais le moindre couvre-chef, il renvoyait l’image d’un homme coiffé d’un chapeau pourvu d’un tronc très haut de forme agrémenté de ramifications pourvues de branches aux pointes acérées. Des pointes qui ne demandaient qu’à passer pour des cornes. Je ne me suis pas reconnu. Intrigué, angoissé, dubitatif, j’ai scruté et interrogé la glace.

Si ce n’est pas moi, qui est-ce ?

Lentement, j’ai compris le message et tout ce qu’il révélait … bien sûr, si ce n’était pas moi, c’était donc vous. Vous qui aimez les accents onctueux de la langue de bois, vous qui répétez, avec un élégant brin d’arrogance, le sirupeux mensonge de vos maîtres et de leurs porte-voix. Vous, chers et bienheureux amis, qui préférez la quantité à la qualité. Vous, amateurs passionnés du pain et des jeux qui vous sont généreusement offerts par d’aimables vendeurs de publicité. Vous, éternels enfants, à qui d’astucieux manipulateurs ont inoculé le virus de la pensée de bois. Une pensée que les dialecticiens de la mondialisation arrosent consciencieusement de discours aux arguments lénifiants. Une pensée qui, quoi qu’il se passe, vous permet infailliblement de choisir le bien, qui vous impose de mépriser et d’écraser le mal. Une pensée rassurante, dotée d’un accès direct au cerveau, qui vous susurre que vous détenez la vérité. Une pensée qui vous évite le difficile effort de la réflexion et vous donne tous les droits. Un immense et réconfortant mensonge qui fait du bien.

Je n’ai pas de chance. Après la révélation faite à Moïse à l’intérieur du Buisson Ardent qui brûle sans jamais se consumer, voici qu’un miroir me confirme, en exclusivité, les soupçons des complotistes les mieux informés. C’est le moment d’écraser, de se taire, d’accepter de se faire tondre pour le bien commun de quelques petits malins. Je n’arrive pas à y croire, me voici empêtré dans une affaire à être interné en clinique psychiatrique comme au bon vieux temps du communisme et du matérialisme dialectique. Décidément, il faut se méfier du matérialisme. Dialectique ou pas, ses effets à long terme sont toujours les mêmes.

Je vous livre, ci-contre, le portrait de l’homme à la pensée de bois qui, depuis hier, squatte mon plus beau miroir. Il y a peu de chance que vous vous reconnaissiez, mais méfiez-vous quand même. Peut-être que vous n’êtes pas celui ou celle que vous pensez.

Chers amis de la Galerie Contraste, bonjour!
Pour célébrer notre présence depuis un cinquième de siècle
à la ruelle des Cordeliers 6 à Fribourg, nous organisons une

EXPOSITION DES ESTAMPES
ÉDITÉES PAR LA GALERIE CONTRASTE
ET UN HOMMAGE À BOGDAN KRSIC (1932-2009)

Vous êtes cordialement invité au vernissage
le vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Ouvert du 7 septembre au 7 octobre 2018
Vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

GALERIE CONTRASTE
Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 FRIBOURG
CRÉÉE EN 1985, ET ÉTABLIE DEPUIS
20 ANS DANS LE QUARTIER DU BOURG

Ci-dessous, un portrait photographique de Teddy Aeby,
ainsi qu’une reproduction de la gravure à la pointe sèche et à l’aquatinte
qu’il avait créée pour l’édition 1986 de notre publication “Artistes Suisses”


St-Nicolas – Pointe sèche et aquatinte de Teddy Aeby – Édition Galerie Contraste – 1986

C’était il y a vingt-cinq ans, le 17 avril 1992, le très populaire artiste peintre, graveur et illustrateur fribourgeois Teddy Aeby mourrait dans sa soixante-quatrième année.

Virtuose, à l’aise dans toutes les techniques picturales, toujours léger, souvent drôle, observateur imaginatif et perspicace, Teddy a enchanté son public avec des réalisations ancrées dans le terroir fribourgeois et pourtant universelles. Cela vaut bien un hommage.

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur sa personnalité, son parcours et sur son œuvre, je vous recommande le livre publié en 1993 par les «Éditions la Sarine». Pour cet hommage posthume, Pierre Savary a donné la parole à quelques-uns des amis chers de Teddy. Il livre aussi une belle interview de l’artiste, et dans sa préface, il dépeint le personnage avec finesse. Le livre ouvre aussi une intéressante fenêtre sur sa très riche et extrêmement diversifiée production picturale. Un bémol cependant : je connais assez bien le travail de Teddy Aeby et je regrette que bon nombre de ses réalisations majeures n’y figurent pas. Un ouvrage qui manque encore. Patience!

En 1990, je l’avais invité à créer une suite de 7 peintures pour une exposition et une publication qui s’intitulait:

LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX vus par 7 artistes
Teddy Aeby – Peter Brauninger – François Gendre – Josiane Guilland – Jean-Pierre Humbert – Arthur Loosli – Patrick Savary
Édition Atelier-Galerie Contraste à Fribourg – 1990