Nef des fous

La Nef des Fous, le carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous ... Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage...

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La nef des fous
Carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous … Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage…

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Après tirage, la plupart des plaques de cuivre et de zinc que j’ai gravées ont terminé leur carrière à la poubelle après avoir été soigneusement débitées en tranches régulières (j’aime que l’ordre règne dans les poubelles).

En 2010, changement radical de politique. Motivé par ma toute nouvelle marotte conservatrice, j’ai opté pour une tentative de valorisation des plaques gravées qui avaient échappé à ma furie destructrice. Pendant l’été 2010, encouragé par Milka, j’ai procédé à leur mise en scène.

Chaque plaque, percée d’un petit trou en bas à gauche ou à droite, est encrée et imprimée une dernière fois. Cette épreuve est ensuite collée sur un support rigide au format de l’image. Après avoir été ré-encrée, la plaque enduite d’un vernis pour la peinture à l’huile est fixée sur un deuxième support. Plaque et épreuve sont ensuite montées côte à côte à l’intérieur d’un cadre en bois. Une deuxième variante voit la plaque encadrée d’un châssis de cinq à sept cm de largeur, artistiquement ornementé de textes et d’extraits de presse, collés et peints.

 

LES AMANTS – La plaque percée avec l’épreuve correspondante – JPH – 1997

 

ECHOSYSTÈME – La plaque percée avec l’épreuve correspondante – JPH – 1996

 

COMPTE À REBOURS – La plaque mise en scène – JPH – 1991-2010

 

MIRAGE – La plaque mise en scène – JPH – 1987-2010

Pour plus d’informations ou pour commander le livre,
cliquez sur la vignette ci-dessus

 

CONTRASTE GALERIE / Atelier JPH
Ruelle des Cordeliers 6 – CH-1700 Fribourg
info@jphumbert.ch – www.jphumbert.ch

 

Contraste Galerie

 

 

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, en 1945, la population de la terre n’a pas cessé d’augmenter. Celle des amis, hommes et femmes nés comme moi à cette époque, elle, n’a pas cessé d’inexorablement décroître et, que voulez-vous, au milieu de la foule grouillante, mélancolique, je regarde ma vie se dépeupler.

C’est ainsi que j’ai récemment appris avec tristesse le décès de l’ami Philippe Virdis, dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 juin 2021.

Nous nous étions rencontrés au collège Saint-Michel, où nous avons été camarades de classe pendant les années soixante. Par la suite, nous nous sommes assez rarement croisés. Ce furent à chaque fois des moments chaleureux qui m’ont laissé deviner qu’il suivait discrètement le cheminement de mes travaux. Beaucoup plus tard, en 2007, lors de la publication du livre [Par défaut…] Jean-Pierre Humbert , je lui avais demandé d’illustrer par un écrit mon estampe intitulée L’AVENIR RADIEUX. Dans son texte ENTRE… , ci-dessous reproduit, Philippe évoque notamment le dépôt de mon œuvre gravé à la BCU (Bibliothèque Cantonale Universitaire). Une réalisation qu’il avait amicalement contribué à concrétiser. Adieu cher Philippe…

À Marie-Josée, sa femme, et à sa famille, je présente mes sincères condoléances, Jean-Pierre.

 

   

 


L’AVENIR RADIEUX – Technique mixte – JPH – 2005-2002

 

ENTRE-TEMPS

Par Philippe Virdis

 

Entre-temps, l’âge de la pierre cède, l’espace d’une technologie, la place au béton mais entre-temps, la Sarine grande et généreuse dame, s’en moqua, poursuivant imperturbable et fiable sa mission d’allaitement énergétique de la cité.

Entre pierres et rocher, une soi-disant esthétique architecturale du goût des temps modernes s’est élancée d’un geste d’autant plus beau qu’il pourrait sembler inutile…

Que non puisque rien ne dit qu’il ne soit possible que l’on y entre.

Entre Jean et… Humbert ; je découvre Pierre ; n’y habiterait-t-il pas ? Pourquoi pas, lui qui se plait tant à désarchitecturer la réalité de sa ville, à virtualiser la réalité ; dis-nous Jean-Pierre, n’est-ce vraiment que ton pinceau qui soit si virtuel ou n’est-ce pas ton obsession, une sorte de rêve de toujours accélérer le temps ou au contraire de reculer le présent ?

Entre l’artiste et son public devrait-on imaginer un tel mur, opaque, étanche, que je ressens tel un blockhaus hermétique à tout dialogue, à tout vernissage ou exposition, une sorte d’anti-galerie ?

Entre Chatédrale-1 et La mouche-2, entre Partagé-3, ta première gravure, et Un illuminé-4 mis en lumière plus tard, entre 40 ans de créativité artistique et de partage avec le public, pas sûr que ton œuvre entre en totalité dans ce volume.

Entre donc ton œuvre dans les coffrets de la Bibliothèque cantonale universitaire afin qu’elle y vive longtemps, préservée des altérations, observée par les futures générations et qu’elle reflète pour tout le futur, les visions du passé exprimées au temps présent.

Entre nous subsistera toujours, outre l’amitié datant de notre enfance, le respect que j’éprouve envers l’artiste qui a réussi de son vivant déjà à se faire connaître et obtenu que son œuvre soit reconnue.

 
1 – LA CHATHÉDRALE – Peinture acrylique – JPH – 2002

 


2 – LA MOUCHE – Peinture acrylique – JPH – 1987-88

 


3 – PARTAGÉ – Gravure – JPH – 1978

 


4 – UN ILLUMINÉ – Sérigraphie – JPH – 1984

 

 


Aujourd’hui, je vous invite à lire le récit imaginé par Pierre Savary pour illustrer ma gravure
LES 3 ARBRES. Texte et dessin parus dans le livre [Par défaut…] Jean-Pierre Humbert édité en 2007 par ESTAMPE.ORG.

En toute fin de cette publication de ma Nef des Fous, vous trouverez une reproduction du chaleureux article de Pierre Savary, destiné à présenter l’exposition que le Musée Gruérien avait consacrée à mes œuvres en 1983.

 

Pierre Savary

Né en 1956 à Sâles, Pierre Savary est depuis 1978 attaché au journal La Gruyère. Il y a travaillé comme rédacteur-journaliste et chroniqueur polyvalent avant de prendre en charge le secrétariat technique. Dans les colonnes du tri-hebdomadaire, il s’est exprimé dans des rubriques bariolées (Fanfreluches, Les gens de Margebert, Le saviez-vous), puis est tombé tête la première dans les astuces de langage pour les Mots fléchés de Pierrot.

Parallèlement, il a collaboré à une quinzaine d’aventures scéniques et éditoriales. Il a mêlé sa plume aux portées de plusieurs compositeurs : Francis Volery (Banaudon, 1988), Oscar Moret et Jean-Claude Kolly (L’oura di chenayè, 1989), Jean-François Bovard (L’enfant qui n’avait pas de nom, 2003), André Ducret, Yves Piller, Gérald Kaeser. Aux Editions La Sarine, il a signé ou cosigné Les chemins qui montent, Les chemins qui descendent, Teddy Aeby, La Trace avec Jacques Cesa ou encore Simon Glasson, un atelier de photographie en Gruyère. Pour les Éditions gruériennes, en 1999, il a fait revivre les odeurs de foins coupés dans Fraise des bois, avec des illustrations de Gisèle Rime.

Présentation empruntée au site internet Babelio

 

 

LES 3 ARBRES – Gravure – JPH – 1995

 

LES 3 ARBRES
Par Pierre Savary

Les jeunes quartiers sont incroyables. Ils travaillent jusqu’à point d’heure et sont bien capables, après ça, de boire du gin fizz toute la nuit. Ils ont des boîtes pour. Des boîtes à travailler, des boîtes à s’amuser. Les unes à côté des autres. Quand une boîte à travailler doit fermer pour cause de diablerie économique, elle est transformée en boîte à s’amuser. Et les ouvriers d’avant grattent leurs poches pour les verres d’après, qui pétillent sans conviction sur l’établi repeint en gothic metal. Le didjé anthracite fait le clown, il s’est mis un nez vert.

Les jeunes quartiers sont impitoyables. Ils jouent des coudes, ils s’administrent l’espace. Ils avancent à grands coups de pelle, le menton en avant, nuque d’acier et hanches de béton. Devant l’offensive, les aînés, les vieux quartiers, cotonnent de tous leurs membres. Ils se tiennent par la manche, ils retirent leurs pattes et rentrent leurs antennes. Ils se resserrent, se contractent, se recroquevillent. Ils respirent à petite haleine le peu d’air que leur laissent les narines conquérantes. Ils se voient repoussés là où les bâtisseurs perdent leurs idées, sur les talus à moutons et les anciens ruclons.

Et la vague enfle encore, et les plus vieux des vieux quartiers se retrouvent à fleur de vide, âpre cortège médiéval où les maisons font la queue devant le gouffre, devant l’oubli.

Une crevasse apparaît sur la falaise. Le pan de mémoire craque comme un glacier au dégel.

A un jet de bouteille à encre, là où les racines du monde plongent dans la terre souple et profonde, trois chênes maigres se fabriquent leur propre destin. Les deux premiers, comme les filaments d’une ampoule, posent un point d’interrogation : suffit-il de lever les bras pour décrocher la lune ? Le troisième fait le clown, il s’est mis des feuilles.

 


Un des croquis qui ont jalonné le processus de création de la gravure Les 3 arbres

 


Une autre des nombreuses étapes du sentier de la création de la gravure Les 3 arbres

 


Encore un autre état 

 


La plaque et la dernière épreuve de la reprise en 1996 d’un détail de la gravure Les 3 arbres

 

Article de Pierre Savary – 1983

 

Le DON QUICHOTTE qu’évoque Pierre Savary,
dans l’article ci-dessus reproduit – Technique mixte – JPH – 1983


LE TOURBILLON – Gravure – JPH – 1996

 

Sept cent millions de chinois, et moi, et moi, et moi… (Jacques Dutronc 1966)

Malgré la politique rigoureuse de l’enfant unique, les chinois sont aujourd’hui un milliard quatre cent millions, ce qui fait de la Chine l’État le plus peuplé de la planète. Quant à la population mondiale, elle dépasse actuellement des huit milliards d’âmes et d’estomacs. Huit milliards de pékins, et moi, et moi, et moi…

En 2016, les statisticiens estimaient que la colonie humaine augmentait de 246’000 personnes par jour, soit la différence entre les 403’000 naissances et les 157’000 décès quotidiens, ce qui représente une hausse de 90 millions de terriens par an. En 2014, environ 54% de la population mondiale vivait en milieu urbain.

Quant à vous, amis et amies abonnés à ma lettre La nef des fous, vous représentez environ le 0,0000000… % de la population mondiale… émoi, émoi, émoi…

AUTOPORTRAIT – Technique mixte – JPH – 2006-1996

 

AUTOPORTRAIT

Partout…
Autour de moi… En moi,
Silencieux comme le néant,
Le lent magma de la foule humaine
Défile sans fin… Inlassablement.

Tous ensemble… Tous seuls…
Où allons-nous ?
Ailleurs… Loin… Très loin…
Perdus dans l’infini présent,
En quête de la maîtrise du temps.

Du temps retrouvé,
Du temps que nous étions vivants,
Du temps que j’étais Jean-Pierre Humbert.
Seul au milieu de rien…
Seul parmi vous…

 

2018 – Test d’admission à l’Académie des Arts en Chine

Décidément, la compétition sera chaude et les places au firmament artistique seront chères, sans compter que la plupart des artistes qui font carrière ne passent pas par les écoles. Reste à définir la notion de firmament artistique…


L’EXÉCUTION
– Huile sur toile de Yue Minjun – 1995

En 2007, la toile EXÉCUTION devient l’œuvre la plus chère de l’histoire de l’art contemporain chinois, elle a été vendue pour près de six millions de dollars. Cela confirme le fait que la valeur d’une œuvre est essentiellement déterminée par le poids financier de l’acheteur et que le firmament artistique se situe dans la salle des coffres.

Yue Minjun (岳敏君 en chinois) est né en 1962 dans la province de Heilongjiang en Chine. Peintre et sculpteur, il est un des artistes chinois contemporains dont les œuvres ont conquis la nomenklatura occidentale, ses milliardaires, ses journalistes, et ses commissaires politiques. Pour une fois, je comprends ce succès. Son savoir-faire de peintre et la tragique systématique de son ironie me fascinent, mais le nihilisme unilatéral et radical de ses peintures me dérange. Cet homme ne regarde et ne transcrit que ce que ses omnipotentes ornières mentales lui permettent de voir. Prenez la peine de cliquer sur mon lien images, vous verrez défiler des personnages à la peau peinte en rose qui tous se fendent la gueule sans retenue. Cette foule hilare est composée d’autoportraits de l’artiste, et de paraphrases parodiques des œuvres phares de la peinture européenne. Souvent en slip, tout ce beau monde se tord de rire, pouffe sans raison, se bidonne en plein drame, se poile en solitaire ou en groupe, s’esclaffe sans fin, se marre obsessionnellement, se gondole à mourir… un étalage systématique de mépris qui constitue un portrait hyperréaliste de la société globale aux manettes. Les plus optimistes y voient une vision critique du mondes dans lequel nous vivons.

“Mais qu’y a-t-il de si drôle” vous demandez-vous ? Rien, bien sûr. Le rire de Yue Minjun et de ses personnages ne vient pas ponctuer la chute d’une plaisanterie amusante. Il n’est que le cri méthodique et désespéré d’un type qui hurle à vos yeux… mais regardez-moi cette existence et ce monde de merde! Selon le “théoricien” Li Xianting, les peintures de Yue Minjun seraient une réaction auto-ironique au vide spirituel et à la folie de la Chine moderne. Un vide et une folie qui ne sont pas un privilège chinois, très loin s’en faut. De ce point de vue, les œuvres de Yue Minjun sont géniales, mais que voulez-vous, je n’arrive pas à me résoudre à accepter leur désespérant constat… j’espère… ne serait-ce que pour le panache.

Fait à l’aide d’informations pêchées sur l’internet sur lequel je vous invite à naviguer si vous souhaitez en savoir plus sur cet artiste d’exception – JPH

Même pays, autre ambiance…
Pour conclure cette brève incursion dans le paysage artistique chinois, je vous offre une reproduction d’une peinture de Hao Chun.

 

LES CHEMINS DE L’UTOPIE – Gravure – JPH – 1991
 
En 1991, pour célébrer son 700e anniversaire (1291-1991), la fête nationale suisse a débuté le 10 janvier à Bellinzone et s’est terminée en novembre à Bâle. Dans cet intervalle, quantités de manifestations et d’attractions ont été organisées aux niveaux communal, cantonal et fédéral. Le comité d’organisation de la manifestation dans le canton de Fribourg m’avait commandé une gravure dont le tirage avait été offert aux personnes, salariées et bénévoles, qui avaient contribué à la bonne marche de la fête dans notre région. Il s’agit de l’œuvre reproduite ci-dessus que j’avais intitulée LES CHEMINS DE L’UTOPIE.

À noter qu’une année plus tard, en 1992, les mêmes autorités qui avaient chanté sur tous les tons la grandeur et la beauté du pays pendant 365 jours, entonnaient, à l’Exposition universelle de Séville, le rap des colonisés, sur l’air de La Suisse n’existe pas.


La Suisse n’existe pas

Telle était la devise que l’artiste Ben avait concocté pour présenter le pavillon suisse lors de l’Exposition universelle de Séville en 1992. Ces expositions servent, parait-il, à asseoir les identités nationales. De ce point de vue, l’affirmation se voulait provocatrice… ça faisait réfléchir nos experts en culture qui tenaient là un sujet de bavardage stipendié à la mesure de leur génie.

En 1992, le slogan de big Ben avait résonné désagréablement à mes oreilles délicates de citoyen solidaire de ses compatriotes. Comme un grand benêt pas encore traité à l’anti-mythes, je croyais encore que la valeureuse Helvétie était un pays souverain, indépendant, qui savait défendre les droits politiques de ses ressortissants. Depuis, 29 années sont passées et l’affirmation tonitruante de l’artiste de service a été méthodiquement instrumentalisée par nos autorités fidèlement (servilement?) relayées par des médias entretenus et acquis à la mondialisation, versus globalisation voulue par la plupart des représentants du peuple. J’ai donc fini par prendre conscience de ce qui se passait réellement dans mon (encore) beau pays. Par l’intermédiaire de ce bon Ben et de son logo de derrière les fagots pourris, nos autorités annonçaient officiellement la couleur: La Suisse n’existe pas, ce qui implique clairement que les suisses n’existent pas. Ça n’avait pas beaucoup plu à bon nombres de patriotes pratiquants, mais, trois décennies plus tard, ceux qui sont encore là, somnolent, la peau du ventre bien tendue. Ils ont plutôt bien digéré la colonisation de l’Helvétistan. Par qui me direz-vous peut-être ? Ce ne sont pas les réponses qui manquent. Étranger sur sa terre d’origine, esprit encore à peu près libre, je garde les miennes pour moi. Je constate à regret que la propagande, le déni profond de réalité et les aberrations bien-pensantes diffusés quotidiennement depuis le pacte de Ben en 1992 ont facilement modelé une population qui avait confiance (moi itou) en ses autorités. Pourvu que cela ne dure pas…

SWISS CORPORATE IDENTITY – Technique mixte – JPH – 1976 – SARL

Fréquenter les chemins de l’utopie, consiste à parcourir des itinéraires au charme bucolique qui conduisent sans faute à l’une ou l’autre forme de dystopie… aujourd’hui, en 2021, le processus de transformation est bien engagé…

Une affichette diffusée, il y a quelques semaines, par le quotidien favori des fribourgeois avait attiré mon attention. Je me suis permis d’en produire une parodie, et de situer l’évènement promu par le journal dans le contexte d’un perpétuel présent qui végète dans un marigot d’absurdités depuis déjà plus d’un an…


Eh oui… les verts ont semble-t-il gagné…
 

Ci-dessus… photographie, et ci-dessous… texte, publiés -notamment- par LE GLÂNEUR D’IMAGES Michel Martin

La confédération en veut entre 800 à 1000 de ces machines en Suisse. Elles auront 220 mètres de haut. Vous les voyez ci-dessus en simulation sur les emplacements prévus … CQFD ! Angle de vue principal d’un promeneur depuis le chemin sur la colline menant à la forêt de Siviriez.


Et… DES AFFIRMATIONS PUBLICITAIRES EMPRUNTÉES AU SITE DU GROUPE E

Groupe E croit en l’éolien, la population aussi – L’approbation du plan directeur cantonal fribourgeois par la Confédération remet sur les rails les projets éoliens cantonaux. Fort de cette décision, Groupe E va poursuivre le développement de parcs éoliens. Un sondage réalisé en septembre par MIS Trend montre que plus de 70 % des répondants sont favorables à la création de parcs éoliens dans le canton.


Est-ce que nous devons les croire et les laisser faire ?…
Un peu de sérieux… avec une réédition de ma peinture
ET LUX FUIT… moulins à vent contre nucléaire

 

ET LUX FUIT … moulins à vent contre nucléaire
Peinture et texte JPH – 2015

 

La Suisse des lumières est préoccupée. Comment fabriquera-t-elle l’électricité qui éclairera ses villes, ses campagnes et ses cerveaux survoltés ?

À des milles de la folie sublime de Don Quichotte, le célèbre hidalgo castillan, je risque un scénario raisonnable pour résoudre le problème de l’approvisionnement en électricité à Fribourg. Une idée rendue possible par la grâce du niveau exceptionnel des scientifiques implantés sur le site «Blue Factory». La peinture, reproduite ci-dessus, donne une assez bonne vue de l’impact esthétique positif induit par mon projet initialement inspiré du mythique combat du héros de Cervantès contre les moulins à vent. La reconstitution de la mer du Nord et l’implantation des éoliennes seront certainement les plus grosses difficultés à résoudre. Mais, avec l’armada d’ingénieurs et d’architectes diplômés à disposition, les étapes de cette réalisation devraient s’imposer d’elles-même. Pour renforcer l’action du vent, les politiciens sont prêts à collégialement s’engager. Si vous trouvez que ma simulation est opaque et trop difficile à décrypter, sur rendez-vous, je me tiens à votre disposition pour vous éclairer. La séance est payante.

Pour une électricité enfin verte, je suis fier d’avoir lancé les moulins éoliens contre le Satan nucléaire. Vous le savez certainement, le génie consiste à proposer des solutions simples aux problèmes complexes.

Et pour finir en beauté… La quatrième vague… photographie trouvée et empruntée à l’internet (auteur inconnu)

 

 

Pendant cette 17e semaine de l’année 2021, du 26 avril au 2 mai, l’Église Orthodoxe revit la Semaine Sainte. Synchrone avec cette actualité, j’ai regardé le film La passion du Christ de Mel Gibson. Une partie de cette œuvre a été tournée à Matera en Italie, notamment les scènes de la crucifixion. C’est dans cette magnifique ville qu’habite le peintre et graveur Pietro-Paolo Tarasco. En 1991, ce formidable artiste avait participé au PRIX “contraste” DE L’ESTAMPE ORIGINALE. Depuis cette première collaboration, j’ai édité deux de ses créations, l’une en 1992, était intitulée Nostalgie, elle fut réalisée pour l’abonnement Artistes Européens de la galerie Contraste; et l’autre intitulée FRIBOURG, le manuscrit est parue pour l’édition 2004 de l’abonnement FRIBOURG vu d’ailleurs.

 


PARADIS PERDU, l’utopie sans illusion – Eau-forte – 1991 –  La contribution Pietro-Paolo Tarasco au PRIX “contraste” DE L’ESTAMPE ORIGINALE

 

Le Christ s’est arrêté à Eboli. Italien du sud Pietro Paolo Tarasco fait aujourd’hui le même constat d’impuissance – Matera s’écroule. Portes et fenêtres n’ont plus que des trous noirs. Les arbres de la nouvelle ville auront-ils un jour des feuilles ?

Étienne Chatton 1933- 2007


MATERA – Considérée comme l’une des plus vieilles cités habitées au monde, Matera est célèbre pour ses habitats troglodytiques (les Sassi di Matera, littéralement pierres de Matera), classés sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité établie par l’Unesco. La ville a été désignée pour être la capitale européenne de la culture pour l’Italie en 2019.
https://www.pme.ch/loisirs/2019/06/24/un-long-weekend-matera

 

FRIBOURG, le manuscrit – Eau-forte de Pietro-Paolo Tarasco
Édition 2004 de l’abonnement FRIBOURG, vu d’ailleurs – Contraste Éditeur

 

FRIBOURG, le manuscrit

 

La gravure FRIBOURG, le manuscrit de Pietro-Paolo Tarasco a été publiée en 2004 dans la collection Abonnement FRIBOURG, vu d’ailleurs éditée par l’atelier Contraste.

Son œuvre montre la ville de Fribourg vue depuis le quartier de la Neuveville. Elle semble n’être qu’un prolongement du Pont de St-Jean transformé en un imposant livre d’histoire naturelle. Un livre d’histoires qui auraient fait des petits, des petits qui se seraient tous improvisés pépiniéristes. Au milieu de ce pont littéraire et végétal, un grand arbre (fruitier peut-être) obstrue le passage des véhicules tentés de rejoindre les quartiers du Bourg et de l’Auge. De là, servis en tranches de ville juxtaposées et positionnées librement, nous pouvons admirer l’Hôtel de Ville et la Cathédrale St-Nicolas qui nous surplombent et nous envoûtent par leur charme médiéval.

Depuis quelques années, dans la lancée de la construction du pont de la Poya, les autorités communales “requalifient” ce quartier et projettent, semble-t-il, de supprimer les rares arbres qui restent. Selon des “experts”, au Moyen-Âge, il n’y en avait pas dans la ville. Nous sommes bien au XXIe siècle, celui des appréciations absconses pour justifier des projets stupides (à suivre dans d’autres publications). Je préfère quant à moi, la perspective d’avenir que l’ami Tarasco esquisse en toute simplicité dans son œuvre… à savoir planter des arbres dans la ville.

 

MATERA – Photographie de Pietro-Paolo

 

NOSTALGIE – eau-forte – Pietro Paolo Tarasco, Italie
1992 – 4
ème
édition de l’abonnement Artistes Européens – Contraste Éditeur

 

1992 – L’article du journal La Liberté

 


1992 – À la galerie Contraste avant le vernissage de l’exposition des gravures de Pietro-Paolo.
De gauche à droite, Mirko, Philippe (deux de nos fils), Pietro-Paolo et Marc (le cousin)

 


Une photographie publiée par Pietro-Paolo sur l’internet.
De gauche à droite,
Marco Marchi (critique littéraire), Mario Luzi (poète) et Pietro Paolo Tarasco

 

TROU DE MÉMOIRE – 2000-1975 – Technique mixte

 

L’homme n’a point de port,
Le temps n’a point de rives ;
Il coule et nous passons !

Méditations poétiques – Alphonse de Lamartine – 1820

 

DESTINÉES – Technique mixte – 2009 – 1975 – JPH

 

DESTINÉES

Visages figés par ma plume,
Imprimés en sérigraphie sur plusieurs verres,
Assemblés par couches… exposés,
Puis jetés à la décharge,

Découverts par hasard
Et récupérés par mon ami Marco,

Numérisés… Pour vivre avec leur temps.

 

LE DESTIN – Gravure (verni-mou, pointe-sèche, aquatinte) – JPH – 1996

 

Pour plus d’informations, cliquez ici

 


Tous les hommes sont menteurs, inconsistants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches,
méprisables et sensuels;

toutes les femmes sont perfides artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées;

le monde est un égout sans fond où les phoques les plus infâmes rampent et se tordent sur des montagnes de fange …

Alfred de Musset – On ne badine pas avec l’amour – 1834
Rédigé, sans doute, après une visite au Palais de Tokyo – Centre d’art contemporain à Paris


LA DÉBANDADE… Technique mixte – JPH – 2016-2004

 

LA DÉBANDADE
Texte de JPH – Paru dans le livre ANACHRONIQUES Jean-Pierre Humbert – Contraste Éditeur

Dans le miroir pictural de notre temps,
Omniprésente, désabusée, arrogante et moralisatrice,
La disgracieuse face botoxée de l’homme augmenté,
La gueule gonflée à l’hélium de l’artiste contemporain.

Dans le musée impérial du matérialisme mondialisé,
Quelques cuvettes de chiottes recyclées,
Des reliquats de la dernière bamboula
D’une association culturelle subventionnée.

Dans la grande salle d’exposition,
Corrompus par un «commissaire» d’un genre indéterminé,
Deux joyeux ramasseurs d’ordures ménagères
Ont déversé les fruits pourris de leur tournée matinale.

Dans les pages des journaux à prétentions intellectuelles et culturelles,
Un savant reportage relate tous ces pénibles faits divers.
Par la grâce de ce délicieux baratin ludique et didactique,
Vous apprendrez à vous ouvrir à la bêtise.


CONTRASTE GALERIE / Atelier JPH

Ruelle des Cordeliers 6 – CH-1700 Fribourg
www.jphumbert.ch


JPH – L’ÉTAT DES STOCKS

Exposition permanente… mobile

Visites sur rendez-vous : 078 875 96 66 / info@jphumbert.ch

Pour commander le livre : https://jphumbert.ch/publications/livres/anachroniques/

 

 

Huitième étape de ma tournée rétrospective de présentation des artistes qui ont participé en 1991 au PRIX “contraste” DE L’ESTAMPE ORIGINALE. Aujourd’hui, je vous invite à goûter à l’humour de l’artiste américain Arthur Geisert.

Arthur Geisert est né en 1941 et il a grandi à Los Angeles. Il a déménagé, il y a plus de cinquante ans, pour s’installer et construire lui-même sa maison avec l’aide de sa famille à Galena (Illinois). Après des études artistiques, il se spécialise en sculpture et gravure, il expose dans de nombreux grands musées américains. Il est un jour remarqué par un éditeur qui lui propose de faire des livres pour enfants… Il a aujourd’hui publié de nombreux livres primés. Il a une passion pour les cochons, héros de bon nombre de ses livres !

 

PARADIS PERDU – Eau-forte – 1991 –  La contribution d’Arthur Geisert au PRIX “contraste” DE L’ESTAMPE ORIGINALE

 

Le bonheur serait-il un privilège réservé… à une certaine forme de la sagesse? À l’ egrege porcus” d’Horace répond Goethe: Je me sens l’euphorie d’une phalange de deux cents porcs”. Arthur Geisert reprend la fable de Trilussa. Ses cochons retournent aux joies de la campagne. “Perché in cità ce ne fano troppo porcheriae”.

Étienne Chatton 1933- 2007

 

ARTISTIC LICENSE – Eau-forte – 1991 – Un cadeau d’Arthur Geisert que j’ai pris la liberté de mettre en scène. Je le remercie chaleureusement de m’avoir accordé l’autorisation officielle d’avoir des idées. Était-ce bien prudent de sa part…?


 GOING TO FRIBOURG – Arthur Geisert -2004 –  Gravure – Abonnement Fribourg, vu d’ailleurs – Contraste Éditeur

 

En 2004, j’avais invité Arthur Geisert à venir à Fribourg pour réaliser une estampe pour l’abonnement de gravure FRIBOURG, vu d’ailleurs. Nous l’attendions au mois de septembre, impatients de découvrir l’œuvre que notre ville lui inspirerait.

Malheureusement, Arthur a du renoncer à son déplacement. Nous ne l’avons donc jamais rencontré, et nous avons renoncé à organiser la traditionnelle exposition des œuvres de l’artiste convié à créer une gravure pour l’édition annuelle de notre abonnement. Cette contrariété a stimulé l’imagination d’Arthur qui s’est servi des images des prospectus éditées par l’office du tourisme que je lui avais envoyées pour réaliser une eau-forte qui met en scène les préparatifs de ce voyage avorté. Il a appelé son estampe GOING TO FRIBOURG. Ainsi, Arthur nous démontre que rêver, c’est déjà voyager. Il nous prouve aussi que ceux qui dénigrent les clichés fournis par les officines de la promotion touristique ont tort. Si ces documents n’ont que peu d’influence sur l’indice de fréquentation des hôtels, ils représentent une chance appréciable de voyager à l’œil.

ARTHUR GEISERT pose, en 1991, devant le dessin de l’une de ses arches de Noé

Plus d’informations https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=ARTHUR+GEISERT

 

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